dimanche 16 décembre 2007

Résurgence païenne

Le paganisme apparaît souvent comme étant une pratique issue d'un autre âge où se mèlent des rites «barbares», des sacrifices sanglants, des cultes à des dieux sauvages, des coutumes ancestrales, des mythes contant des exploits héroïques ou encore des pratiques divinatoires mystérieuses. On l'associe à des civilisations anciennes, voire primitive, à des époques lointaines ou l'humanité n'avait que peu d'emprise sur le monde qui l'entourait. Pour cette raison, le paganisme semble ne plus avoir sa place dans notre société moderne dans laquelle l'Homme domine la nature par ses technologies et dans laquelle le matérialisme et le rationnalisme ont triomphé sur les superstitions.
Malgré tout, c'est dans cette même société moderne que triomphe peu à peu le nihilisme, l'extinction des valeurs au profit d'un culte de la consommation aboutissant à un désenchantement du monde. La question que je pose ici est celle d'un nouveau paganisme en tant qu'alternative possible, voire même (peut-être) en tant que seule alternative possible, à ce désenchantement du monde, à cette société désacralisée ou tout ce qui a jadis fait la grandeur de l'Homme se perd au profit d'une religion de l'argent.
Quel rôle peut donc jouer un nouveau paganisme face à notre société moderne? Il est nécessaire de savoir comment ce paganisme doit être pratiqué afin de le faire renaître sous une nouvelle forme dans le but d'apporter un changement radical dans les mentalités et dans les comportements. Je parle de résurgence, ou de renaissance, de reveil, de révolution, peu importe. Mais je ne parle pas de retour en arrière. L'objectif n'est pas d'idéaliser un passé dans le but de fuir un présent. L'objectif est d'adopter une pratique à la fois nouvelle et très ancienne afin de dépasser le nihilisme par une spiritualité, par des valeurs, par une redéfinition des rapports entre l'homme et la nature.
1-La décadence spirituelle.
Le renouveau païen passe entre autre par une révolution spirituelle, or c'est justement sur ce terrain que le paganisme moderne a peut-être le plus de mal à s'imposer, et c'est donc pour cette raison qu'il n'interesse encore qu'une minorité peu visible de la population. On refuse bien souvent le paganisme simplement parce qu'on refuse l'idée même de croire en quelque chose, et ce refus provient d'une vision partielle que l'on se fait de la spiritualité.
Notre société occidentale moderne est très individualisée, par conséquent la spiritualité elle même est rapportée à une echelle individuelle. Le choix de la religion appartient desormais au domaine du personnel, il est devenu une question de liberté, conséquence directe de l'idéologie individualiste des droits de l'homme, mais aussi de la fin de l'ère chrétienne, ce qui ne signifie pas la fin du christianisme mais la réduction du christianisme à un domaine individuel dans le sens ou le chrétien, même si il a reçu son éducation dans une famille chrétienne, ne vit plus dans une société chrétienne mais dans une société laïque. Cette société laïque qui a réduit la spiritualité au rang de l'individu est responsable de l'émergence de nouvelles spiritualités comme par exemple la wicca ou la new age, elle conduit aussi à un interêt pour des religions étrangères, notamment orientales, elle a également fait surgir des superstitions qui sont souvent recupérées à des fins commerciaux, le mal-être que provoque l'individualisme et la quête spirituelle profite à un phénomène plus inquiétant qui est l'émergence des sectes dans lesquelles l'Homme accepte de réduire à néant sa propre individualité au profit d'un groupe coupé de la société. Chez d'autres individus, cela s'observe au contraire par une indifférence envers le spirituel, voire par un rejet, les religions sont alors vues comme étant aliénantes ou comme étant des outils de pouvoir, ou plus simplement on les refuse parce qu'on rejette toute croyance en des entités spirituelles par manque de preuves de leur existence.
La spiritualité joue aujourd'hui un rôle de remède, on l'utilise pour fuir un monde opressant, stressant, désenchanté, qui provoque un malaise individuel. Elle peut être comparé à une drogue que l'on consomme pour fuir le monde matériel. Mais elle n'apporte rien de constructif, car on ne l'utilise pas pour faire face aux réalités de la société moderne, mais pour s'en éloigner, de manière illusoire. Et c'est en cela qu'une révolution spirituelle est nécessaire.
2-L'union du materiel et du spirituel.
Si la spiritualité est rejetée ou si elle est utilisée comme moyen de fuite, c'est parce que l'homme moderne, qu'il soit chrétien ou pas, en aura très souvent une vision fortement influencée par le christianisme, et dans ce cas le spirituel est associé à la croyance ou à la superstition. L'origine de ce phénomène vient de l'idée, fortement installée dans les mentalités, que le monde materiel et le monde spirituel sont séparés. Ainsi soit on refuse l'existence du second et on sombre dans le matérialisme nihiliste, soit on se sert du second pour fuir le premier. En effet comme les deux sont séparés, être dans le spirituel signifie quitter le materiel.
C'est donc à ce niveau que le paganisme permet une révolution dans les mentalités et dans la façon de concevoir la spiritualité, pour la simple raison qu'un de ces buts sera d'unir, de faire fusionner, le monde materiel et le monde spirituel. Ainsi le spirituel ne sera pas considéré comme un moyen de fuir le monde matériel mais comme un moyen d'y faire face et de dépasser le nihilisme à l'origine du désenchantement du monde. De plus cette conception du monde permettra aussi de dépasser un refus de la spiritualité s'appuyant sur l'absence de preuves scientifiques. C'est l'environnement de l'homme, la nature qui l'entoure, la vie en elle même, qui doit être sacrée et adorée, et non pas une quelconque entité qui réside dans un autre monde à laquelle on se soumet pour sauver son âme.
Si cette tâche doit revenir au paganisme et non pas à une autre pratique spirituelle, c'est parce qu'un paganisme actualisé, peut aisément être interpreté selon une conception moniste, dans le sens ou il ne sépare pas le materiel et le spirituel. Or c'est la chute des valeurs païennes primitives qui a engendré la rupture entre les deux mondes, cette idée de dualisme s'est alors, avec les siècles, profondément ancrée dans les esprits à un point que l'on oublie la possibilité même de monisme.
Ce nouveau paganisme doit par conséquent être une spiritualité de la nature. Il suffit d'observer les mythologies, les rôles et les attributs des dieux, pour réaliser que le paganisme représente ce qui convient le plus à un monisme dans le sens ou les dieux sont des representations des puissances de la nature, ils étaient adorés car l'Homme était face à une nature qu'il ne comprenait pas toujours.
Aujourd'hui la nature est comprise, et c'est pour cette raison que le paganisme doit être réinterpreté pour avoir un nouveau rôle à jouer dans notre société moderne.
3-les formes de la spiritualité.
Cette pratique spirituelle se conçoit sous deux formes différentes, qui peuvent évoquer l'approche nietzschéenne de l'art.
La première correspond à la contemplation ou à l'adoration, on peut l'associer à un culte Apollinien l'homme est alors face à la nature et il l'adore et la respecte pour sa beauté. Elle peut prendre la forme d'un polythéisme ou d'un panthéisme selon qu'on voit la nature comme un ensemble de phénomènes séparés ou comme étant un tout uni. Dans le premier cas les mythes et les dieux représentent alors les phénomènes naturels, par exemple Thor, Taranis, Peroun ou Zeus s'incarnent dans l'orage et sont par conséquent adoré en tant que personnification de ces phénomènes. Dans le deuxième cas le culte de la nature peut passer par celui d'une déesse primordiale, comme la Terre-Mère. Cette contemplation est une forme de spiritualité récente car elle correspond à une prise de conscience que l'homme est séparé de la hierarchie naturelle classique mais sa survie en dépend, et doit par conséquent la respecter. Il s'agit d'une vision romantique qui ne peut pas correspondre exactement à la spiritualité païenne traditionnelle car les rapports entre l'homme et son environnement ont évolués. Cette spiritualité moderne peut cependant prendre la forme d'un paganisme traditionnel, avec par exemple des fêtes et des offrandes.
La deuxième est au contraire la forme de paganisme la plus ancienne et la plus primitive qui soit et s'exprime par une pratique chamanique, par la danse, par la transe, elle est d'essence plus dionysienne. Par des musiques, des gestes répétitifs, l'homme s'exteriorise, il sort de lui même. Son but est de faire reveiller les instincts les plus primaires, l'Homme fusionne alors avec son environnement naturel, il redevient un animal. L'individu se dissout dans son environnement, il redevient un élement de la nature en se laissant dominer par ses instincts et en abandonnant sa conscience pour un temps donné. Historiquement on peut associer cette pratique aux fêtes nocturnes à Dionysos pendant lesquelles les ménades pratiquaient toutes sortes de débordement exaltant ainsi l'ivresse du vin et l'ivresse sexuelle. Plus au nord, on retrouve la rage du berserker, la fureur sacrée, lors de laquelle le guerrier-fauve dans un état de transe, insensible à la douleur, terrorrise ses ennemis par ses hurlements. C'est une fureur chamanique, representéé dans la culture germanique par le dieu Wotan/ Odin.
Ce schéma ne doit pas être appliqué de manière fermée, il constitue plutot une base d'une spiritualité à la fois nouvelle et très ancienne car il s'agit d'une interprétation modernisée et adaptée à l'evolution de la civilisation de cultes très anciens. De plus dans une forme comme dans l'autre, il s'agit d'une spiritualité tournée vers la vie, vers la nature, et non pas vers une promesse de l'après-vie. Ceci ne doit pas empêcher les croyances personnelles, et par conséquent chacun est libre de voir dans les dieux de simples métaphores ou des entités plus réelles, de même cette spiritualité n'intervient pas dans la croyance ou non d'une vie après la mort. Il ne faut pas non plus sombrer dans les excès d'une telle interpretation, en effet, historiquement les choses sont à nuancer, par exemple la croyance en un monde des morts séparé de celui des vivant existait.
4-Anthropocentrisme et biocentrisme.
Un des buts de cette nouvelle spiritualité est de redéfinir les rapports entre l'homme et la nature, chose nécessaire à notre époque ou les activités humaines menacent de plus en plus les équilibres naturels. Un changement radical dans les mentalités est indispensable. Il faut alors rompre avec la pensée anthropocentrique qui consiste à croire que l'Homme est au dessus de la nature et peut exploiter celle-ci à volonté et de manière infinie pour son propre développement et son bien-être. Cependant il faut se rendre à l'evidence, l'Homme a rompu avec la hierarchie naturelle classique, il n'est plus tout à fait un animal, et c'est en cela qu'il est dangereux pour son environnement. Mais il a la capacité, le pouvoir, de prendre conscience de sa situation particulière au sein de l'ordre naturel et il a donc pour devoir de respecter celui-ci, afin de le preserver. Refuser l'anthropocentrisme en partant du principe que l'Homme est un animal comme les autres serait la conséquence d'une erreur qui nierait que l'Homme au cours de son histoire a évolué de manière à contrôler de plus en plus la nature au point de devenir menaçant pour celle-ci. L'autre erreur consisterait à lutter pour l'environnement en pensant uniquement à la survie de l'humanité et à son bien être, dans ce cas l'anthropocentrisme serait conservé de manière plus ou moins consciente et ne pourrait pas être dépassé.
Ce lien entre l'Homme et la nature, qui peut être considéré comme une forme de biocentrisme, doit passer par une prise de conscience que la nature est au dessus de l'Homme: elle doit être considérée comme sacrée afin d'être aimée et respectée . Or ce respect doit passer par un sentiment spirituel, l'émotion produite par une adoration de la nature pour ce qu'elle est et non pour son utilité envers l'Homme permet la mise en place de relations saines et sincères entre l'Homme et l'environnement. On voit alors l'image grandiose et magnifique de l'arbre Yggdrasil chez les hommes du nord, représentant le monde comme étant un lieu sauvage ou règne la vie sous toute ses formes et ou sa destinée est symbolisée par des figures animales.
Cette adoration passe donc par une spiritualité païenne, non séparée du materiel et donc sacralisant la nature. Sans une telle spiritualité, l'anthropocentrisme reprendrait vite le dessus. La première forme de la spiritualité sert donc à engendrer l'adoration de la nature, quant à la deuxième forme elle permet de remettre l'Homme dans son état naturel, animal, pour un temps limité afin de faire ressurgir la puissance de ses instincts primaires.
L'Homme est donc replacé au sein de son environnement avec lequelle il entretient des relations se fondant sur un principe de don et de contre-don: il utilise ce que lui donne la nature pour sa survie, en échange il veille à l'équilibre et à la santé de cette dernière. Il s'agit d'une vision moderne du sacrifice. Lors des banquets, la viande sacrifiée était en partie consommée par les convives, l'autre part était brûlée pour nourrir les dieux. Le sacrifice sanglant n'est plus nécessaire dans un paganisme moderne, mais le principe doit être retenu: l'homme doit renoncer à une part de ses biens pour les laisser aux dieux, à la nature.
5- L'ordre et le chaos.
6- L'éternel retour.
Ce nouveau lien avec la nature doit être en accord avec une conception naturelle et donc cyclique du temps. Cela nécessite une rupture avec la représentation linéaire, seule représentation admise dans nos sociétés modernes occidentales, elle s'est profondément installée dans les consciences si bien que l'idée même d'un temps cyclique semble impossible, elle est oubliée. L'origine de cette représentation du temps en tant que ligne et non en tant que cercle, remonte au finalisme des religions monothéistes avec l'idée d'une création du monde et d'un jugement dernier et se poursuit avec l'idée, voire la croyance, en un progrès eternel et continu.
La théorie de Nietzsche sur l'eternel retour s'accorde avec une pensée païenne, il part du principe que l'univers n'a pas de but, il n'a pas commencé à devenir mais il est fini car l'idée d'une force infinie est absurde. Le temps est donc infinie et l'univers etant constitué d'un nombre fini de forces, les conditions sont réunies pour que les combinaisons possibles se répetent un nombre infini de fois. Admettre l'eternel retour c'est affirmer la vie, c'est l'accepter sous toute ses formes.
Cette théorie très abstraite ne peut cependant pas être suivie à la lettre mais doit constituer la base d'un nouveau mode de pensée.
Or dans les mythologies païennes les dieux ne créent pas le monde mais mettent en ordre des energies déjà existantes, de même le monde n'a pas de but final, et les dieux ne sont pas doté d'une puissance infinie. Les deux conceptions se rejoignent donc et aboutissent par conséquent à une idée d'eternel retour.
Sur un plan plus concret cette représentation du temps peut s'exprimer par une observation des cycles naturels. Les saisons se suivent pour l'éternité, le jour et la nuit se succèdent sans fin, la lune recommence inlassablement sa course dans le ciel étoilé, les êtres vivants naissent et meurent et se succèdent au même titre que les civilisations.
De nombreux mythe païens nous ramènent à cette vision du monde. On pense alors à l'enlèvement de Coré par Hadès, qui souhaite en faire sa reine. Sa mère, Démeter part alors à la recherche de sa fille, la terre demeure infertile tant qu'elle ne l'a pas trouvé. Hadès refuse de lui rendre. Finalement Zeus décide un compromis: la fille passera quatre mois en tant que Perséphone en enfer et le reste de l'année chez sa mère en tant que Coré. Ce mythe explique bien sûr, entre autre, le cycle des saisons et la raison pour laquelle la terre demeure infertile en hiver. On y trouve des équivalents dans d'autres mythologies, notamment avec le mythe germanique de la mort du dieu solaire Balder et son retour après le ragnarok.
La liste est longue, elle nous prouve que l'idée d'un temps cyclique est possible.En rompant avec la conception du temps linéaire telle qu'elle est actuellement admise dans l'inconscient collectif et avec laquelle nous vivons depuis la christianisation, l'Homme se replace dans les cycles de la nature dont il était coupé, admettre une vision cyclique du temps est une condition nécessaire pour refuser l'anthropocentrisme, et donc pour refuser une domination total de l'Homme sur l'élement naturel. Voir le temps comme un cercle signifie donc un changement radical dans les mentalités, changement qui semble impossible à l'heure actuelle tellement l'idée d'un temps linéaire s'est ancrée dans les mentalités.
7- Les rites et les fêtes.
Une question s'impose alors à nous: comment appliquer aujourd'hui une représentation cyclique du temps? Il ne suffit pas de dire que l'on vit avec une telle conception pour en être réellement imprégné dans la vie quotidienne. Le poids de l'éducation, de la société nous ramène sans cesse à ce temps linéaire, à ce lourd fardeau dont l'individu ne peut pas s'en séparer sans un long et incessant combat contre lui même qu'il doit mener en permanence. Ce changement radical des mentalités ne peut donc naître qu'à une echelle collective, il doit être la conséquence d'une nouvelle éducation culturelle et doit se manifester concrétement afin de s'installer dans les consciences.
C'est là qu'interviennent les rites. Ils s'inspirent des anciennes fêtes païennes dont la pratique se perd dans les âges les plus reculés de la civilisation et qui ont survecu, en partie vidées de leur sens, pour devenir des fêtes chrétiennes, puis commerciales. C'est ainsi que les célèbrations de la nuit la plus longue de l'année lors du solstice de l'hiver sont devenues des célébrations de la naissance du Christ. On passe de la célébration d'un évenement cyclique à un évenement ponctuel. D'un évenement cosmique à un évenement humain.
Reconstituer les rites et les fêtes à l'identique des anciennes nous est impossible. Par manque de sources elles ne sont pas toujours connues, et lorsqu'elles le sont, certaines des pratiques peuvent sembler archaïques et inutiles de nos jours, notamment le sacrifice sanglant. De plus, nous sommes vite perdu face à leur nombre incroyable. Il suffit d'observer les fêtes célébrées à Athènes pour s'en apercevoir: certaines s'etendent sur plusieurs jours.
Un simplification est donc nécessaire, les équinoxes et les solstices doivent être gardées en tant que fêtes principales puisqu'ils permettent à travers les moments les plus forts de l'année une célébration cyclique des phénomènes cosmiques.
La fête parmi ainsi de resserrer les liens, entre les hommes, mais aussi entre l'Homme et les dieux. Elles permettent la pratique spirituelle sous ses deux formes, rappellent la place de l'Homme dans la nature, interviennent cycliquement. Elles sont donc nécessaire à la révolution spirituelle.
8- Les dieux et les mythes.
Les dieux répondent à un système de représentation multiple, on ne les adore pas pour une raison unique mais pour différentes raisons. On peut faire la même remarque pour les mythes que l'on peut interpreter à différent niveau.
Ainsi les dieux peuvent être vu en tant que représentation des forces de la nature, comme nous l'avons vu précedemment: Thor, Zeus, Tarannis incarnent l'orage; Poséidon ou Njord l'océan, etc. Demeter représente alors la terre fertile en été et infertile en hiver.
Ils sont aussi des modèles, des exemples à suivre, des indications sur les comportaments humain. Ils ont alors des rôles semblables à ceux des héros et transmettent par conséquent un système de valeur.
Ils représentent également l'expression de la mémoire d'un peuple. On s'appuie alors sur le principe que les dieux sont des ancètres lointain, devenu divin et on les adore pour l'héritage qu'ils ont legués par leurs actions.